Nous vivons dans un monde où tout s’accélère et où la performance est reine.

Nous avons de plus en plus de choix, de plus en plus de distractions, de plus en plus d’obligations.

La toute puissance du “il faut”

En arrière plan, il y a ce despotique “il faut”.

“Il faut” gagner plus.

“Il faut” s’occuper de sa famille

“Il faut” faire du sport.

“Il faut” voir tous ses amis.

“Il faut” être à la hauteur des attentes.

Nourrir ces domaines de vie n’est pas un problème. C’est effectivement nécessaire dans bien des cas.

Le problème, c’est quand il n’y a pas de limites, quand ce n’est jamais assez.

Il faut plus, encore plus, toujours plus.

Il en résulte une tragédie: il n’y a plus de place pour le vide.

La nécessité du vide.

Pourtant, le vide est nécessaire, vital.

Une terre ne peut pas donner de fruits si elle n’est jamais en jachère.

Malheureusement, il semblerait que nous soyons dans une locomotive où le vide est interdit, voire dangereux.

Si je m’arrête, le train ne voudra peut être plus repartir.

C’est comme se dire que pour qu’un cheval soit performant à une course, il ne doit pas s’arrêter de courir du matin au soir.

Sacraliser le vide.

Le problème principal avec le vide, c’est la culpabilité.

Je crois que si je ne fais rien, je suis dans l’illégalité.

Archi-faux !

Et si le vide était un domaine en soi à cultiver ?

Et si le vide était source de joie, de créativité et de clarté ?

Et si vous vous autorisiez à donner une place pleine et entière au vide ?

Le vide: ne rien faire de spécial, ne rien poser comme obligation ou résultat à atteindre, au moins quelques heures par semaine.

Mieux encore: apprécier le silence.

Et si vous rendiez au vide son statut sacré ?

Et si, en réalité, personne ne vous courait après ?

Et si toutes les réponses se trouvaient dans le silence ?